Contes/Tales

TROIS FRERES.

Une fable du moyen âge:

Le même jour, dans une forêt, trois frères naquirent. L’un d’eux n’avait ni cheveux ni sourcils, au second il manquait un œil et le dernier ne pouvait exprimer un son.

Le père horrifié s’enfuit dans la nuit, et ne revint jamais.

Jusqu’à l’age de six ans, ils vécurent dans les bois avec leur mère qui leur donna tout l’amour que ses deux bras pouvaient contenir.

 Une nuit, un orage violent éclata. Le sol trembla et des trombes d’eau emportèrent leur hutte. Au petit matin, après avoir passé la nuit à se battre contre le courant, ils se rendirent compte que la rivière sortie de son lit avait aussi emporté leur maman.

Ils suivirent alors le cours du ruisseau, jusqu’à ce qu’ils arrivent à une grande fourche. La rivière se séparait ici en trois.

Ils choisirent chaqu’un une direction et firent la promesse de ne revenir dans la forêt que lorsqu’ils auraient retrouvé leur tendre mère.

 Ils s’appelaient Daniel, Yvain et Othon.

 Chapitre 1 : Daniel le pieu.

 Daniel marcha pendant plusieurs jours.

Un jour, il croisa des paysans qui allaient aux champs. Horrifiés ceux-ci le capturèrent et l’enfermèrent dans une cage en fer. Hurlants et vociférants, ils l’amenèrent au monastère qui régissait ces terres. « C’est un démon, le fils du diable, sa tête est lisse comme la pierre, il est tout droit sortis du trou de la sorcière !!! ».

Le père Abbé ainsi que l’ensemble du monastère se précipita pour observer le pauvre enfant. A la surprise de tous, c’est le plus vieux moine qui s’exprima savamment : « Bande d’idiots, ce n’est ni un démon, ni un animal, c’est un enfant… son crâne est blanc, c’est vrai, mais dieu dans son infinie sagesse, l’a fait ainsi pour qu’on le reconnaisse. Il n’aura pas besoin de tonsure, sa place est entre nos murs. »

Le père Abbé acquiesça.

Daniel grandit dans ce couvent et se fit aimer de tous les moines.

Il apprit les prières, et les livres.

Il devint très érudit et voyagea jusqu’en Avignon, où il baisa les pieds du saint père.

Il devint père Abbé et à son tour s’occupa des terres.

Et les terres prospérèrent.

Chapitre 2 : Othon le chien de guerre.

Othon marcha pendant deux jours.

Alors qu’il était assoupi, il fut surpris par de forts aboiements. Il se retrouva encerclés par quatre puissants molosses. Il eu très peur et saisit une grosse pierre pour attaquer le plus gros des chiens. D’un coup sec et violent, il tua le féroce animal.

Attirés par les hurlements, un seigneur et son équipage qui étaient en chasse entra alors dans la clairière. Le seigneur du haut de son destrier se mit dans une sombre colère : « Sale petit monstre, qu’as-tu fait ? Tu as tué mon mâtin, le chef de ma meute, le plus fidèle de mes chiens !! Tu vas payer ! ».

Puis le seigneur remarqua que l’enfant avait une paupière vide et clama : « Tu es borgne comme ce chien auquel je tenais beaucoup, puisque tu l’a tué, tu prendra sa place. » Le seigneur fit mettre un collier à Othon avec une longue laisse et le força à suivre l’allure de son cheval toute la journée. Puis il fut conduit au chenil et pendant quatre longues années il vécu et se nourrit parmi les autres chiens. Il n’avait pas le droit de parler mais il pouvait aboyer comme bon lui semblait.

 Il advint un jour que pendant une chasse, le puissant seigneur se retrouva acculé par une bête noire qui allait lui ouvrir le ventre. Othon se précipita sur l’animal et avec ses mains, réussit à lui casser les reins. Le seigneur dit : « A partir d’aujourd’hui, tu n’es plus un chien mais un des miens »

Othon participa aux corvées, appris à se battre comme un homme avec des arcs et des épées, fut nommé routier et suivit le seigneur dans son armée. Il n’avait pas trop peur ni du bruit, ni du sang et il se battait plutôt bien.

Le seigneur mourut et Othon gagna sa liberté après avoir tué le chef des ennemis du conté.

Il fit beaucoup de guerres, à l’une d’elle il reçu un petit château et à une autre une gentille femme et finalement les éperons de chevalier.

Il fit mettre sur son bouclier la gueule d’un chien avec un œil en moins.

Il gagna encore beaucoup de batailles et en perdit aussi quelques une.

Puis il rentra chez lui, chérit sa femme et de ses enfants.

 Chapitre 3 : Yvain le sculpteur.

Yvain eut plus de chances que ses frères.

Alors qu’il marchait depuis seulement quelques heures, il entendit des bruits sourds venant d’un peu plus bas. Il s’approcha et vit un homme qui tapait sur un rocher avec un gros maillet et un burin. Les coups que portait l’homme, faisaient surgir des petits éclats de la pierre. Yvain ramassa un petit éclat et le tendit à l’artisan. Celui-ci sursauta, prit le petit caillou, le mit dans son tablier et dit : « merci. » puis il reprit son travail.

Yvain resta à côté de l’ouvrier, ramassa les éclats de pierre puis les trilla.

A la fin de la journée, l’homme qui parlait fort dit à Yvain : « Ben alors mon vilain que fais tu là ? Tu n’as pas de chez toi ? »
Comme Yvain ne répondait pas, il rajouta : « ah tu ne parles pas ?… ça ne me dérange pas. De toute façon je ne t’entendrai pas avec tous les coups qui raisonnent dans ma tête. ».

Il prit Yvain par la main et l’emmena dans son abri ou il lui donna du pain et une demi perdrix.

Au bout d’un mois, l’homme lui dit : « Écoute ! Puisque tu es toujours là et que personne n’est venu te chercher ! Tu viendras avec moi à mon prochain chantier ! »

Yvain et l’homme partirent. L’homme cassait des cailloux partout où on l’embauchait et Yvain appris le métier. Puis dans les rochers Yvain commença à tailler de petits animaux ou des visages. L’homme émerveillé pris Yvain par la main et l’emmena à un grand village où beaucoup de gens travaillaient à construire une église.

L’homme donna Yvain à un autre homme qui lui apprit bien des choses sur la sculpture, les pierres et le bois. Un autre homme lui apprit aussi les lettres et Yvain pu écrire ses premiers mots.

Un jour une fille l’embrassa, puis lui prit le bras et ils eurent un enfant qui avait tout, comme les autres enfants.

Yvain passa sa vie à cet endroit et sculpta bien des statues et biens des chapiteaux pour ce bel édifice.

 Chapitre 4 : Retour dans la forêt.

Quand la vieillesse commença à les harceler, une fois leurs proches et leurs épouses décédés et leurs enfants mariés.

Ils partirent sans un mot, retrouvèrent leur ruisseau, et remontèrent le cours d’eau.

Le même jour, à quelques heures d’intervalle, les trois vieillards arrivèrent à la grande fourche.

 Daniel dit : « Dans mes prières, lorsque j’étais le plus près de mon dieu. Il m’a semblé entendre la voix de ma mère, qui me murmurait des mots d’amour. »

 Othon dit : « Apres la bataille, quand le silence se faisait enfin, mes ennemis vaincus gisaient à mes pieds, mon esprit se calmait et une sérénité m’envahissait. Il m’a semblé alors sentir les bras de ma mère qui se refermaient sur moi. »

 Yvan écrit et Daniel lut : « Dans la pierre, en creusant le bois, en modelant la terre. J’ai recherché et parfois entraperçu le visage et le sourire de ma mère. »

 Ces mots dits, les trois vieillards se prirent par les épaules et pleurèrent ensembles.

Puis main dans la main, ils se levèrent et descendirent dans la rivière et se laissèrent emporter par le courant froid.

 

 

~-~

 

bon copie

 

… j’ai enfin réussi à prendre Alphonse en photo !

Cet enfoiré, s’assume à apparaitre dans ma salle de bain chaque fois que je me lave les dents.

Dès que j’allume le robinet  et que je me baisse pour prendre une gorgée, hop ! Il sort de sous la baignoire (sa planque préférée) et viens me filer un gros coup de boules dans les reins. Et après il se marre pendant des heures.

Alphonse est un crâne perdu, c’est ce qu’il dit.

Ce qu’il ne dit pas, c’est où est le reste…

Ou alors il s’en rappelle plus.

Moi je m’en fout dans une semaine je déménage.

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